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Pesticides : 30 molécules dangereuses retirées du marché

Ajouté le 01 Mars 2008

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pesticideP - © Patti AdairLe ministère de l’Ariculture a ordonné le retrait progressif du marché de 53 molécules phytosanitaires dangereuses, dont 30 avant la fin 2008.


pesticide - © Patti AdairUne décision qui constitue le premier volet du plan d’action « Ecophyto 2018 », dont la seconde partie prévoit la réduction de 50 % de l’usage des pesticides d’ici à 2018, conformément aux engagements du Grenelle.

Alachlore, Procymidone, Carbendazime…Voici quelques-unes des 30 molécules dangereuses pour la santé et l’environnement qui ne pourront plus être utilisées comme pesticide d’ici à la fin de l’année.
Conformément aux engagements du Grenelle de l’environnement, le ministère de l’agriculture a ordonné le retrait progressif du marché des produits phytosanitaires « contenant les 53 substances actives les plus préoccupantes, dont 30 avant la fin 2008. »

Présentes actuellement dans plus de 1500 préparations commerciales, ces 30 molécules ne seront cependant pas retirées du marché du jour au lendemain, en raison de l’importance des stocks.

Mais leur distribution devra cesser à compter du 30 avril 2008, et leur
utilisation par les exploitants à compter du 31 décembre 2008.
L’association Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) note toutefois que 20 des 30 molécules concernées "vont très bientôt être interdites au niveau européen. Cela limite la portée de la mesure de retrait française."

Trouver des alternatives aux pesticides interdits

Cette décision française constitue le premier volet du plan d’action « Ecophyto 2018 » que le ministère de l’agriculture devrait présenter au Président de la République d’ici à la fin du premier semestre, et dont la seconde partie prévoie « la réduction de 50 % de l’usage des pesticides dans la mesure du possible dans un délai inférieur à dix ans. » Pour parvenir à cet objectif, il faudra d’abord « définir précisément ce que 50 % veut dire (références, mode de calcul, suivi, évaluation…) », mais également « former des agriculteurs à l’utilisation des pesticides », ou « renforcer les réseaux de biosurveillance ».

Et, par dessus tout, il faudra « mobiliser la recherche et le développement agronomique autour des méthodes alternatives. ». En effet, c’est à cette condition - proposer aux agriculteurs des alternatives viables aux phytosanitaires retirés -, que ces derniers ont accepté de signer cet objectif de réduction de l’usage des pesticides à l’occasion du « Grenelle ».

William Bolle


Source :
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