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Energies renouvelables : le nouveau credo de Sarko

Ajouté le 29 Juin 2009

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nucleaire - © Joe ZlomekSans remettre en cause l’option du nucléaire civil Nicolas Sarkozy veut que la France devienne le leader mondial dans le domaine des énergies renouvelables. Le réseau Sortir du nucléaire dénonce la "duplicité" de cette posture.


eolienne UMP  - © Joe Zlomek"Nous avons tous commis une erreur collective". C’est la formule, style amende honorable de Ségolène Royal, que le Président de la République a utilisé pour lancer, le 9 juin, une vaste opération énergies renouvelables en France. Pour lui, les décisions à prendre sont aussi importantes que celles que le général de Gaulle avait prises en 1960 avec l’atome. Visant un objectif de 23% d’énergies renouvelables dans la consommation domestique nationale d’ici à 2020 Nicolas Sarkozy a reproché "aux gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédé ces cinq dernières décennies en France le retard français dans le domaine des énergies renouvelables". « Là où nous dépensons un euro pour le nucléaire, nous dépenserons un euro pour la recherche sur les énergies propres » a-t-il ajouté.

Un ticket nucléaire-énergies renouvelables

Le Président de la République a ainsi posé les bases d’un système inédit où cohabiteront la technologie nucléaire et les énergies propres : "La France, en tête de tous les pays sur l’énergie nucléaire, pensait ne pas avoir besoin des énergies renouvelables. Il s’agit aujourd’hui d’une bataille historique." L’avenir s’écrira donc dans ces deux directions dans un contexte national et international de forte sensibilité écologique. Le résultat des élections européennes, avec la percée de la liste Cohn-Bendit, et prochain sommet de Copenhague, où se concluront les négociations sur les suites du protocole de Kyoto, peuvent avoir peser dans les déclarations de Nicolas Sarkozy qui s’en défend, en avançant ses initiatives dans le secteur avec, notamment, le Grenelle de l’environnement.

Sortir du Nucléaire pas d’accord

Le réseau Sortir du Nucléaire a immédiatement réagi à ces annonces en reprenant l’argumentaire présidentiel : "En déclarant ’là où nous dépensons un euro pour le nucléaire, nous dépenserons le même euro pour la recherche sur les technologies propres’, il (Nicolas Sarkozy) fait mine de promouvoir les énergies renouvelables mais, en réalité, il réaffirme son soutien sans faille à l’industrie nucléaire. Cette dernière a reçu des aides publiques incommensurables depuis 50 ans." Pour le réseau la posture officielle est intenable si des projets comme l’EPR sont maintenus et si des réacteurs nucléaires qui arrivent à trente ans d’âge (Fessenheim, Tricastin) ne sont pas arrêtés.

Jacques Cortie


Source :
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