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Agroalimentaire : Vers une meilleure reconnaissance du « sans OGM »

Ajouté le 29 Juin 2009

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ogm - © Laurent RenaultLe Conseil national de la consommation (CNC) vient de donner un avis favorable pour un étiquetage volontaire de l’ensemble des produits alimentaires obtenus sans recours aux OGM. Objectif : valoriser les filières excluant les OGM.


ogm - © Laurent RenaultEn réponse aux exigences croissantes sur la qualité des produits alimentaires, le Conseil national de la consommation (CNC) vient de publier un avis favorable à l’élargissement de l’étiquetage volontaire « sans OGM » à l’ensemble des denrées alimentaires produite sans recours aux organismes génétiquement modifiés (OGM). Si un étiquetage de ce genre existe déjà pour les OGM et dérivés d’OGM, le CNC ouvre la voie à une reconnaissance élargie des filières ayant fait le choix de ne pas utiliser d’OGM, notamment pour l’alimentation animale.

Cet avis fait suite à la résolution du Parlement européen, qui demande à la Commission de lancer une réflexion les critères de définition d’une allégation « sans OGM » et l’opportunité d’un tel étiquetage au niveau communautaire. Dans cette optique, le CNC appelle les autorités françaises à « participer activement à cette consultation et à soutenir la création rapide d’allégations européennes du type « sans OGM » ».

Soutenir les producteurs excluant l’utilisation d’OGM

Pour le CNC, cet étiquetage permettra aux consommateurs de choisir les produits qu’ils achètent « en connaissance de cause » et par là même de soutenir les producteurs excluant l’utilisation d’OGM. En effet, selon une étude rendue publique par le Centre de recherche en gestion de l’Université de Pau (CREG) en septembre dernier, plus les OGM se développent, plus le sans OGM coûte cher en raison des tests de certification et coûts de séparation imposés aux filières sans OGM.

Si, selon Greenpeace, « il n’est pas juste que ce surcoût revienne finalement aux consommateurs », l’ONG « prend acte avec satisfaction de cet avis qui devrait permettre de pérenniser les filières sans OGM et d’orienter la demande vers ces produits ».

Johannes Braun


Source :
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