La beauté cachée du lait (bio)
avec L'Atelier, le Centre de ressources régional de l'économie sociale et solidaire, dans le cadre de la quinzaine du commerce équitable - Retour au Dossier produits
Ajouté le 03 Mai 2010

Avec 500 producteurs dans 50 départements, Biolait est la structure coopérative de la filière bio. Pour le producteur, c'est l'assurance d'une rémunération au juste prix. Pour le consommateur, c'est la garantie d'un lait de qualité supérieure.
Comme une bonne partie de l'agriculture française, le lait est en crise. Entre 1994 et 2007, le prix versé à l'éleveur pour 1000 litres est passé de 290 € à 344 €. Une flambée des prix suivie d'un effondrement quelques mois après : entre novembre 2007 et février 2009 les prix ont chuté de 49 % !
Aujourd'hui, avec le litre entre 22 et 28 centimes, les producteurs n'arrivent tout simplement pas à vivre. Ils ne vendent leur lait qu'à 280 € les 1000 litres, le coût de production se monte à 350 €.
Le prix des produits laitiers, lui, n'a pas diminué. Au contraire, la différence entre la baisse des prix à l'achat et le maintien voire la hausse des prix à la vente ont permis à des entreprises de l'agroalimentaire de réaliser de substantiels bénéfices.
Du lait bio équitable
Créé en 1994, Biolait propose aux producteurs de mutualiser les coûts de la collecte, principal point faible à l'époque de la filière biologique. Pour le producteur, c'est l'assurance d'une rémunération au juste prix. Pour le consommateur, c'est la garantie d'un lait de qualité supérieure.
Aujourd'hui, Biolait regroupe 500 producteurs dans 50 départements. La structure est scindée en 2 depuis 2006 : Biolait SAS, pour la collecte et la commercialisation ; l'association La Voix Biolactée pour l'animation du réseau et le développement de la filière. Le principe coopératif est la base du fonctionnement : une personne = une voix, quel que soit la taille de la production.
Le réseau de distribution Biocoop a signé un partenariat avec Biolait en s'engageant à acheter 3 centimes de plus par litre et en aidant à la reconversion en bio de plusieurs producteurs. La demande croissante de lait bio pourra ainsi être assouvie, sans rogner sur la qualité de vie des producteurs.
Adrien Saumier

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